Accueil > Expression du Maire > Journée du souvenir des victimes de la déportation

Journée du souvenir des victimes de la déportation

Dimanche 30 avril 2017

Discours de M. Fabien THIEME

Maire de Marly

Vice-président de

Valenciennes Métropole

Mesdames, messieurs les élus,

Mesdames, messieurs les membres des associations patriotiques,

Mesdames, messieurs,

Le dernier dimanche d’avril est chaque année dédié à la célébration de la mémoire des victimes de la déportation dans les camps de concentration et d’extermination nazis lors la Seconde Guerre mondiale.

Cette journée est notamment l’occasion de sensibiliser les plus jeunes au monde de l’internement et de la déportation.

Ici, aujourd’hui, nous honorons la mémoire de toutes les victimes de la barbarie nazie, tombées pour leurs idées religieuses, politiques ou de leur orientation sexuelle ; des hommes, des femmes et des enfants qui ne sont jamais revenus des camps de concentration ou qui en sont revenus à jamais marqués dans leur chair et dans leur âme.

Cette Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation a pour vocation de rappeler à tous ce drame historique majeur et les leçons qui s’en dégagent pour que de tels faits ne se reproduisent plus.

A la veille du second tour de l’élection présidentielle, et alors que la menace du Front national n’a jamais été aussi présente, nous devons nous souvenir de cette tragédie et, tous ensemble, dire non aux idées délétères de l’extrême-droite, qui font leur lit de la peur, de la haine et du rejet de l’autre.

Nous n’aurions rien appris de l’histoire si, demain, nous ne nous opposions pas par les urnes à la vague brune qui a déferlé sur notre pays au soir du premier tour de l’élection présidentielle.

« Un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre », a dit Winston Churchill.

Ne soyons pas oublieux de ce pan de l’histoire !?Au contraire, le devoir de mémoire implique de nous confronter à nos propres responsabilités.

Les crimes commis en masse par les nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale l’ont été avec certaines complicités internes : du voisin jaloux qui a dénoncé les familles juives de sa rue aux plus hauts représentants de l’Etat français, qui ont négocié la déportation d’hommes, de femmes et d’enfants.

Je ne citerai que la tristement célèbre Rafle du Vélodrome d’Hiver, la plus grande arrestation massive de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale.

Cette opération menée par les nazis, avec la collaboration du Gouvernement de Vichy, a envoyé plus de 13 000 personnes, dont près d’un tiers d’enfants, dans les camps de concentration et d’extermination. Moins d’une centaine en sont revenus !

En souvenir de ces moments douloureux de notre histoire, nous avons aujourd’hui le devoir de nous opposer à l’accession au pouvoir de Marine Le Pen.

Mais nous avons également celui de continuer à veiller à la construction d’une République plus juste, où les valeurs sociales, le droit du travail, les services publics ne seront pas bafoués, sacrifiés sur l’autel du libéralisme ; où la jeunesse se reconnaîtra et s’épanouira.

Je fais confiance aux jeunes générations, avec l’aide de vous toutes et tous, qui travaillez à leurs côtés à ce nécessaire devoir de mémoire, pour continuer à crier sur toutes les places du monde : « Plus jamais ça ! »

Et aux victimes de la barbarie nazie, je dirai : « Nous ne vous oublions pas ! »


Plan du site | Mentions légales | Espace privé | Contact