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Zoom sur les chantiers Marlysiens en cours et à venir : la presse en parle...

- L’Observateur du Valenciennois du vendredi 10 novembre 2017

- Article Va-infos.fr du 08/11/2017 :

Marly, des chantiers structurants mandatés !

Une visite des chantiers communaux, en cours et à venir, est toujours éclairante sur l’état de lieux d’un programme politique d’aménagement de son territoire. Force est de constater que les projets sont pléthoriques sur Marly même si l’état d’avancement est très étalé, parfois anciens, d’autres très nouveaux, voire pris en charge par l’intercommunalité.

Marly fait partie des communes limitrophes à Valenciennes entre 10 000 et 20 000 habitants dont le poids démographique, politique, économique et social est majeur sur le Valenciennois. Tout dossier qui chavire ou arrive à son terme constitue un événement pour le territoire, voire un fait politique pour sa population.

Les voiries de Marly

En l’occurrence, à Marly comme dans beaucoup de communes du Valenciennois, notamment Valenciennes, le début des années 2000 a marqué la prise de conscience que l’usine sous-urbaine pouvait se dégrader, et en même temps, les dispositifs relatifs à l’accessibilité du domaine public commençaient à devenir une évidence sociétale pour tous les élus.

« Depuis 2008, nous rénovons les voiries à travers notre PPI (Plan Pluriannuel d’Investissement). Ces travaux sont conjugués avec des interventions du SIAV, voire Eau et Force, d’où certains retards dans la programmation », précise Bernard Evrard, adjoint aux travaux pour la ville de Marly en soulignant « rien n’a été fait avant ».

Les rues Salengro (en partie), Voltaire et Victor Hugo sont achevées dans le cadre de la réfection des trottoirs, bordures et chaussées pour un montant de 582 004 € TTC. Dans le même registre de chantiers, la rue des Lis et des Tulipes sur le quartier des Floralies ont connu une remise à niveau à hauteur de 268 956 € TTC. Enfin, toujours dans la lignée sur les Floralies, la rue des Violettes s’est rafraîchie pour 274 340 € TTC.

Les entreprises retenues pour ces chantiers travaillent sous le format « Marché à bon de commande ». « Cela nous permet de fixer les prix pour 3 ans avec une parfaite lisibilité sur les coûts, 100 000 € en 2017 sont débloqués dans ce cadre, 130 000 € en 2018, 130 000 € en 2019  », précise Didier Cayez, adjoint aux finances.

Stade Denayer et le tennis club

Le stade Denayer est un équipement sportif très vétuste sur Marly. Néanmoins, il demeure incontournable pour les associations sportives « et près de 1000 scolaires chaque semaine » , souligne Fabien Thiémé.

Déjà au cours d’une visite précédente, Jean-René Lecerf, président du Conseil départemental du Nord, avait indiqué une participation très significative au financement d’une AMO (Assistance à Maîtrise d’Oeuvre). Ensuite, les marchés seront attribués au cours de la commission d’appel d’offres du 17 novembre prochain. Un chantier lourd comprenant la rénovation, des vestiaires indécents entre autres, mais également d’une couverture « pour faire réduire la déperdition énergétique, mais également un accès aux femmes pour la pratique du sport », souligne le DGS de la commune de Marly. Bien sûr, cette rénovation lourde s’accompagne également d’une extension de l’équipement, ce ne sera pas du luxe !

Après le bâti, le stade de foot et sa piste de course. « La piste sera rénovée. Par contre, son revêtement et le changement de la pelouse sont des options. ce sera aux élus de choisir », ajoute-t-il. Le débat entre une véritable pelouse, plus coûteuse à l’entretien, et une synthétique, mois onéreuse sur la durée mais assez traumatisante pour les articulations, est sur la table ! Un projet évalué à hauteur de 3 millions d’euros.

Juste à coté du Stade Denayer, la création d’un nouveau club-house pour le tennis club de la Rhônelle est en cours sauf que… ! « Cet été, l’entreprise en charge de la charpente s’est révélée défaillante, avec une fuite d’eau à la clé. La société retenue pour la couverture a repris ce lot de fait », souligne Fabien Thiémé.

Lieu d’accueil PMI

Attenant à l’école maternelle Jean Rostand, l’ancien logement de fonction était vacant. « C’est l’occasion pour accueillir dans les meilleurs contions possibles le RAM (Relais Assistante Maternelle), le service de la PMI (Protection Maternelle et Infantile, et LAPE (Lieu d’Accueil Parents Enfants) », explique Fabien Thiémé.

Nouveau poste de police municipale

Sur la route de Préseau actuellement, les conditions de travail et d’accueil des doléances de la population sont peu satisfaisantes pour la Police municipale. C’est pourquoi, un nouveau local est en cours de travaux au 125 rue Jean Jaurès, avec également une ouverture stratégique sur le parc Oscar Carpentier. La proximité de l’hôtel de ville, et des services associés, sera déterminante dans la poursuite d’une efficacité tant désirée par la population de Marly. La sécurité sera le dossier numéro un de la prochaine campagne municipale, ici et ailleurs, quel que soit l’obédience politique du maire en place, et il le sait !

Concrètement, une salle d’accueil pour les doléances des marlysiens se situe dès l’entrée du local « avec la confidentialité requise » , souligne le brigadier chef de la police municipale. Sur un R + 2, espaces de bureaux, salle d’armement, espace d’archivage, mais également une salle où la dizaine de bâtiments publics bénéficiant de caméras de vidéo-surveillance sera une réalité. Avant, seule une requête de justice permettait de donner corps à des images d’un acte délictuel. « Chaque agent sera en capacité de surveiller les caméras, de traiter les données et d’y apporter les suites nécessaires si besoin est », commente le Brigadier chef de la Police Municipale. La vidéo surveillance devient une réalité de terrain sur Marly à travers ce nouveau local.

Ce nouveau site permet aux 6 agents de la police municipale, dont un agent administratif, de réaliser leur mission sécuritaire. Toutefois, on peut souligner que ce service de sécurité bénéficie d’un seul véhicule, mais cela reste deux fois plus que la « Police nationale, car sur Marly elle n’a aucun véhicule », tance Fabien Thiémé.

Le restaurant scolaire de l’espace scolaire Marie Curie

Beau dossier à venir au sein de l’école Marie Curie avec la création ex nihilio d’une nouvelle restauration scolaire. Un projet doté d’un budget conséquent de 1,6 millions d’euros. En effet, le site actuel est pour le moins vétuste. « D’ailleurs, il est apparu rapidement que ce bâtiment (datant de 61/62) devait être rasé », souligne Bernard Evrard.

Comme souvent, remettre à zéro un site et reconstruire sur celui-ci, voire ailleurs comme sur l’école Marie-Curie, est beaucoup moins coûteux. « Ce restaurant scolaire va respecter les espaces verts, le travail paysager est important », souligne Fabien Thiémé. Une entrée par la rue des Pâquerettes est prévue, car « aucun véhicule ne passera par l’école Marie Curie (comprenant 240 élèves) », indique Didier Cayez.

Etude paysagère du restaurant scolaire

Le dossier épineux, les carrières souterraines !

ucune responsabilité d’une politique actuelle ou antérieure, mais c’est un fait de terrain, des carrières sont présentes massivement sur le Valenciennois. La ville de Marly, comme celle de Valenciennes, recèle des quartiers dont les sous-sols sont du gruyère.

Le maire d’une commune concernée n’a pas d’autres choix, un jour où l’autre, de mettre en conformité son espace public. Pour le privé, le chemin est plus pernicieux, il n’y a aucune obligation pour le particulier, une entreprise… sauf que le foncier devient incessible. Pas de vente, pas de transmission, de longue date, l’Etat a choisi de réduire ce risque d’effondrement, d’affaissement des habitats, sur la durée. En 1995, un fonds dédié est apparu, le fameux fonds Barnier de prévention des risques naturels.

Sur Marly, plusieurs espaces sont concernés, notamment une partie de la rue Salengro. « Pour les espaces publics, cela représente 2,4 millions d’euros pour la commune avec une prise en charge de l’Etat de 50%. Pour le privé, le coût estimatif serait de 9,2 millions d’euros. Je vais me battre auprès de toutes les instances pour obtenir des aides financières. A ce titre, nous sommes en lien avec les services de Valenciennes qui ont déjà activé ce type de dossier sur leur commune », déclare Fabien Thiémé.

Le fonds Barnier est très clair sur les tenants et aboutissants, ce dispositif est actif si « un bien couvert par un contrat d’assurance incluant la garantie catastrophe naturelle est exposé à un risque d’affaissement de cavités souterraines ou de marnières, le fonds Barnier peut financer à hauteur de 30 % des travaux de reconnaissance et de comblement de ces cavités. » , plus d’informations sur le fonds Barnier www.eure.gouv.fr/content/download/2445/16137/file/document%20synth%C3%A9tique%20sur%20le%20fonds%20Barnier%20joint%20au%20compte-rendu.pdf

L’Etat joue son rôle avec la possibilité d’un financement important pour des études, recherche etc., mais il serait étonnant que le ville de Marly obtienne plus, et un régime dérogatoire alors que Valenciennes ne l’a pas obtenu pendant que Jean-Louis Borloo et Valérie Létard étaient au gouvernement. Ce dossier sera dorénavant une belle épine dans le pied de la gestion municipale. « Le nombre de biens concernés est de 54, dont 16 garages », précise le DGS de Marly.

Ne rien attendre de plus que l’application de la loi, c’est certainement la meilleure base de travail sur ce dossier sensible !

La voie ferrée revisitée, une mutation urbaine !

A l’opposé d’un dossier poil à gratter comme les carrières souterraines, la collaboration de travail entre le premier magistrat de Marly et Laurent Degallaix, président de Valenciennes Métropole depuis janvier 2016, est fructueuse.

En effet, l’historique voie ferrée située derrière le Stade du Hainaut sur 1,3 km va connaître une transformation totale. Espace paysager, piste cyclable, piétonne, liaison routière, arrêt transport public… , ce projet coche toutes les cases d’un dossier structurant pour le quartier champignon Nungesser, le centre de la Briquette et le lien entre Marly et Valenciennes plus globalement.

Actuellement, cette friche verte aux portes du Stade du Hainaut ne laisse pas percevoir la dite transformation, l’imaginaire est même difficile tant cela va modifier cet espace urbain. « J’espère qu’il sera opérationnel début 2019 », précise Fabien Thiémé. A quelques mois de la très attendue Coupe du Monde 2019 de football féminin, dont 3 rencontres à Valenciennes, on peut présager qu’un lion sera mis dans le moteur travaux. « Cet investissement de 4,9 millions d’euros HT est intégralement pris en charge par Valenciennes Métropole. Je remercie Laurent Degallaix pour cette décision, la ville de Marly s’occupera de l’entretien ce qui tout à fait normal », ajoute le premier magistrat.

Le Golf de Valenciennes…vers le 18 trous !

Quatre dossiers sont les attendus perpétuels dans le Valenciennois, le raccordement de A2/A23 enfin abouti, la voie ferrée Valenciennes-Mons, et le fameux Golf de Valenciennes, on a oublié le passage de la Paix près de la gare de Valenciennes, dossier « indémerdable », dixit Dominique Riquet à l’époque.

Pour ce sujet du Golf de Valenciennes, depuis longtemps, l’extension de 9 à 18 trous sur Marly constitue un sujet de discussion, de réflexion intense. Pour autant, cette initiative s’est souvent heurtée, avant toute tentative d’acquisition foncière, sur l’autel de l’urgence sociale, des priorités économiques etc., voire d’autres projets prioritaires plus structurants sur un territoire en souffrance !

Visiblement, aujourd’hui, l’émergence prochaine d’un hôtel grand luxe sur Valenciennes débouche sur le retour du dossier Golf/18 trous. « Nous sommes d’accord avec Laurent Degallaix pour cette extension du golf de 9 à 18 trous. Toutefois, une entreprise extrait de l’argile pendant encore presque 10 ans », précise-t-il. En clair, il est probable que la réalité opérationnelle de ce projet soit reportée, un temps ! On peut noter tout de même que c’est historiquement un accord politique affiché et officiel sur le sujet. Fort heureusement, cette annonce n’est pas intervenue le jour de la récente venue de Philippe Martinez (secrétaire général de la CGT) à Marly, les syndicats pourraient se poser certaines questions sur les priorités locales sur la commune… ! Serait-ce un dossier contre un autre dossier avec Valenciennes Métropole, étrange annonce… qui va laisser des traces !

Pour autant, la présidentielle 2017 amène tous les médias et politiques a une grande humilité sur toute réalité politique future… ! En 2020, le PCF va peut-être se rallier avec Laurent Wauquiez et l’UDI passer un accord politique avec la France Insoumise autour d’un 18 trous à Valenciennes, tout est possible de nos jours !

Daniel Carlier

- Article La Voix du Nord du 08/11/2017

Les carrières souterraines, un vrai trou pour les finances communales et les particuliers

La tuile. Après la ville de Valenciennes (et sa rue Milhomme entre autres), Marly se trouve confrontée aux problèmes des carrières souterraines, qu’il va falloir combler pour éviter des périls. Elles se situent sous le vieux Marly : domaine public, et terrains privés.

D’aucuns se souviennent peut-être d’un affaissement de chaussée rue Salengro, en septembre 2016, qui avait obligé la ville à fermer la route menant au cimetière et au stade Papin durant plusieurs jours. Il s’agissait alors d’une fuite d’eau, mais les explorations menées en sous-sol ont mis à jour également des galeries souterraines. Ce n’était pas les premières identifiées dans ce triangle que forment les rues Salengro, Zola et le Chemin-Vert (le long du golf). Déjà en 2008, un affaissement s’était produit dans le jardin d’un particulier.

À l’époque, la municipalité avait diligenté des études avec les autres villes concernées. Un plan de prévention des risques de mouvements de terrain (PPRMT) avait déjà été établi en juin 2007 pour les secteurs de Valenciennes, Marly, Saint-Saulve, Petite-Forêt et Anzin (notre PDF). Le phénomène d’érosion rend les périls inéluctables si ces carrières ne sont pas comblées. « C’est la tuile, mais la sécurité publique est en jeu », commente le maire Fabien Thiémé, qui avec ses services, va déposer un dossier auprès de l’État pour pouvoir financer des travaux de comblement.

L’adjoint Bernard Evrard évoque des galeries de 4 à 12 m de haut

Car l’ardoise s’annonce salée. Sur le domaine public, le chantier s’élèverait à 2,4 millions d’euros. Le fonds de prévention des risques naturels majeurs, dit fonds Barnier (qui inclut une participation de l’Europe), sera sollicité : 50 % des travaux pourraient ainsi être pris en charge.

Plus de 10 millions d € au total

Pour les particuliers, nulle obligation de travaux, mais ils sont recommandés bien sûr. Dans ce triangle, 54 biens sont concernés, dont 16 garages. Ce même fonds Barnier pourrait être sollicité par les privés, à hauteur de 30 % des dépenses engagées. Côté privé justement, les travaux sont quand même évalué à 9,2 millions. « On va déposer un dossier global », a expliqué le maire.

Des chiffres qui pourraient même être revus à la hausse au terme des études qui seront lancées au début de l’année 2018. La topographie des sous-sols doit encore être précisée, mais les trous seraient énormes, à en croire l’adjoint aux travaux Bernard Évrard qui évoque des « galeries de 4 à 12 mètres de haut ».

Pour informer les riverains, la ville de Marly prévoit d’organiser une réunion publique en fin d’année ou début d’année prochaine. Si le dossier administratif ne traîne pas trop, elle espère pouvoir engager des travaux de comblement, « au mieux en 2019 ».

D’où viennent ces carrières ?

Dans ce secteur des rues Salengro, Zola et du Chemin-Vert, existaient d’innombrables carrières d’extraction d’argile, à destination des briqueteries du secteur. Les Ets Chimot, rue de Romainville, qui exploitent d’ailleurs toujours des sols derrière le golf, font aujourd’hui figure d’héritier de cette glorieuse époque. À la fin du XIXe -début XXe, des carrières sont abandonnées. Elles n’ont jamais été rebouchées. L’occupation des sols, depuis, s’est densifiée au fil des constructions. Avec au final des maisons, des voiries bâties sur… du gruyère.

Cécile Thiébaut avec Sténia Leleux


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