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"Tous ensemble" avec ASCOVAL, en attendant la date du 12 décembre

Hier, jeudi 22 novembre 2018, avait lieu le Conseil communautaire de Valenciennes Métropole, notamment articulé autour de l’examen du Rapport d’orientations budgétaires (ROB). L’occasion, donc, d’évoquer la question du Développement économique de l’Agglo, premier budget de la structure.

Suite à ce conseil, M. le Maire, Fabien THIEME, a tenu à adresser ce message de poursuite de la mobilisation autour de l’avenir d’ASCOVAL Saint-Saulve.

ASCOVAL : une déclaration

de M. Fabien THIEME

Maire de Marly

Vice-président de Valenciennes Métropole

En déplacement dans les Hauts-de-France il y a deux semaines de cela, le Président de la République, qui n’était pourtant qu’à 30 km d’ici, n’a pas daigné se rendre dans cette nouvelle « ville feumière » qu’est Saint-Saulve ! Pas plus, d’ailleurs, que le Premier ministre.
Aujourd’hui, nous sommes suspendus à la décision du tribunal, reportée au 12 décembre prochain. Un délai qui nous laisse certes le temps d’organiser de nouveaux soutiens, mais qui nous laisse aussi le temps de nous inquiéter pour le devenir d’ASCOVAL.

Or, tout le monde reconnait la fiabilité et l’avenir de l’aciérie, à commencer par le cabinet d’expertise indépendant Roland Berger.

Avec les emplois induits, ce sont 1000 salariés qui sont ainsi concernés !
Et la fermeture d’ASCOVAL Saint-Saulve marquerait l’abandon pur et simple de la sidérurgie française au profit des pays de l’Est, de l’Allemagne, de l’Asie, de l’Amérique du sud ou de l’Afrique.

Ceci, nous ne pouvons l’accepter !

Cette situation est d’autant plus inacceptable que le groupe a reçu, nous ne le répéterons jamais assez, 500 millions d’aides publiques, dont, en 2016, 250 millions de l’Etat, par le biais de la Banque Publique d’Investissement !
Suite à quoi, VALLOUREC a supprimé un millier d’emplois sur les 5000 que compte le groupe en France.

Le site de Saint-Saulve est ainsi passé de 2000 ouvriers en 2014 à quelques centaines aujourd’hui, dont les 280 salariés d’ASCOVAL qui continuent de se battre bec et ongles.

Par le passé, qui n’a pas dans sa famille ou parmi ses proches une personne ayant travaillé pour LORRAINE ESCAUT, devenu ESCAUT ET MEUSE puis VALLOUREC ?
A l’époque, l’entreprise disposait d’une piscine où des générations de Valenciennois ont appris à nager. VALLOUREC a également vu émerger des figures du sport de masse, à l’image de l’athlète Michel BERNARD, et combien d’autres figures historiques ?
Je citerai seulement le Député du Chemin de l’Honneur, Arthur MUSMEAUX, qui y travailla des années durant et fut le porte-parole des ouvriers.

Aujourd’hui, Saint-Saulve reste un fleuron unique au monde : un site d’envergure promis à un bel avenir, pour peu que l’offre de reprise d’ALTIFORT soit validée et l’usine adaptée au projet de « train à fil » développé par le groupe franco-belge. Avec, à la clé, le maintien des 281 emplois actuels et la création de 133 autres.

Le Président de la République est aujourd’hui au pied du mur, dans l’obligation d’intervenir au regard des graves conséquences d’une telle fermeture pour les salariés d’ASCOVAL et leurs familles, bien sûr, mais aussi pour les employés de la « tuberie » et des entreprises sous-traitantes, soit, je le rappelle, un millier d’emplois concernés !

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